Comprendre les classements

Le système de classement au badminton a beaucoup changé ces dernières années… et devrait de nouveau beaucoup changer dans les années à venir.

Depuis la rentrée 2015, un nouveau système a été mis en place, qui repose essentiellement sur la prise en compte des 6 meilleurs résultats dans une discipline (simple, double ou mixte) sur 12 mois glissants. En somme, les défaites ne comptent pas : seules les meilleures victoires comptent (à condition d’avoir pu faire suffisamment de matches sur 12 mois !). Moralité : plus on fait de compétitions (individuelles ou en équipe), plus on a de chances de voir son classement grimper.

La crise sanitaire, qui a empêché la plupart des compétitions de se tenir depuis mars 2020, a conduit la FFBaD a allongé la durée de validité des résultats. Les classements ont donc été “gelés”, sauf que les règles de calcul ont parallèlement été modifiées, ce qui a occasionné des changements importants dans les classement des uns et des autres (avec un effet plutôt à la baisse de l’ensemble des classements individuels, surtout en double hommes).

Dans le détail, le mode de calcul du classement est complexe et a été ajusté presque chaque année depuis 2015. Vous retrouverez ici une présentation générale des principes précis du classement actuel, même si de petites modifications ont déjà eu lieu depuis la mise à jour de cette page (voir ici pour le détail des changements apportés et ici pour la page la plus à jour sur les détails techniques). En gros, dans chaque discipline (simple hommes, simple femmes, double hommes, double femmes, double mixte), les joueurs sont répartis dans des classements qui vont de 12 à 1 en fonction de leur cote (= un nombre de points qui dépend des résultats en compétition sur les 12 derniers mois), qui permet de déterminer leur rang sur l’ensemble des joueurs d’une discipline. Les 0,2% meilleurs dans une discipline sont classés 1 (on dit N1, pour National 1, mais la lettre n’a pas grande importance), puis les suivants jusqu’à 0,6% sont classés 2, etc. Ceux qui n’ont jamais fait de match en compétition officielle sont NC (= non classés). Les détails sur les seuils de classement se trouvent ici.

Dans les années à venir, sauf revirement, le classement devrait suivre de nouveau un tout autre principe : celui qui prévaut aux échecs ou au tennis de table, avec quelques adaptations. Il s’agit du classement dit ELO, qui garantit une bonne stabilité d’ensemble (contrairement au système actuel, qui est inflationniste : les classements de tout le monde ont tendance à augmenter). Pour faire simple, lors de chaque rencontre, des points sont transférés du perdant vers le gagnant, en prenant en compte le niveau de chacun des adversaires et le type de compétition. Les défaites comptent alors tout autant que les victoires… A suivre, car rien n’est encore formellement décidé.

Les classements sont importants à plusieurs titres :

  • Pour s’étalonner et voir si on progresse (ou si on régresse).
  • Pour savoir à quelles compétitions on peut participer (c’est souvent le classement qui détermine l’accès à telle compétition ou tel tableau d’un tournoi).
  • Pour former les équipes d’interclubs et donc les groupes d’entraînement au club.

Ainsi, bien que le classement ne reflète pas toujours bien le niveau d’un joueur, il reste le meilleur moyen de se faire une idée rapide du niveau moyen d’un joueur et conditionne la participation à différents types de compétitions.